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Et les champignons ?

Voici venir l'automne et les petits cerclages de mes verres tournent entre mes mains comme la roue du temps ; tel que j'ai vu strabique il y a cinquante ans, me revient presbyte à présent.

Le matin, mon local qui a gardé la chaleur de la veille a des effluves de wagon de métro ; ça sent bon la sueur avant même le début la journée.
Le soir, je fais mon dernier tour, un peu d'eau pour les fleuves, les magazines qui trainent, les chewing-gums et les préservatifs à la fraise que m'ont collés les enfants pauvres sous les sièges... Le Charentais est gourmant, l'automne c'est la saison de toutes les tentations : des cagouilles et des champignons. La course à l'escargot qui s'échappe des poches a lieu toute la journée, j'en écrase de temps en temps, moins souvent depuis que j'ai interdit la fermeture de la porte des toilettes où je les trouve autour des flaques parfois devancés par des drôles du quartier venus se faire de l'argent de poche.

Les champignons sont un autre délice. Il en existe une quarantaine, plus ou moins comestibles, parfois délicats à reconnaitre selon les sols, les meilleurs se récoltant dans leurs nids au pied des ifs dans les vieux cimetières.
Moi qui, jadis, apportais consciencieusement chez le pharmacien le panier de champignons que j'avais acheté au marché ; je ne me gène plus quand je suis payé en omelettes.
Mon préféré ? C'est l'Inocybe patouillardii, très dangereux, même mortel à cause de la muscarine qu'il recèle et si souvent confondu avec la rosée des prés ou une petite antorbe. Il provoque des convulsions impressionantes et des DVP bien saignants.

Champignons venimeux, course d'escargots, de quoi passionner tous ceux qui sont scotchés par les futures élections présidentielles du Snof [1] pour lesquelles, si je suis invité, eh bien je suis volontaire pour prononcer un petit discours...

En toute modestie et bien courageux,

Marc

1. Syndicat national des ophtalmologistes de France. ndlr.

Commentaires

1. Le mardi 14 octobre 2008, 09:35 par BOURDAIN

Bonjour,
Une DMLA humide ayant été diagnostiquée sur mon oeil droit, le traitement par injection de lucentis m'est proposé par mon ophtalmologiste. Mais comme j'utilise depuis des années des collyres (actuellement du xalatan) pour traiter un glaucome aux deux yeux, la question se pose de l'arrêt de ces gouttes. La prudence semblerait en effet l'imposer car aucune étude n'a été faite d'une possible interaction entre les deux médicaments. Mais je crains que le glaucome évolue alors dangereusement. Ce problème se sans doute à de nombreux autres patients; quelle solution retenir ?

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